الخميس، 24 يناير 2013

Lutte contre la torture  Un projet de loi de rupture ?


Un exposé du projet de loi portant approbation du protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture, a été présenté mardi à la commission de justice, de législation et des droits de l'Homme à la Chambre des représentants. Ce projet de loi est une "confirmation d'un choix décisif pour une rupture avec cette pratique" pour le Royaume, dixit le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid.

La présentation du projet de loi portant approbation du protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture constitue pour le Maroc la confirmation d'un choix décisif pour une rupture avec cette pratique, a indiqué mardi le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid. Le ministre a assisté à la présentation de ce texte devant la commission de justice, de législation et des droits de l'Homme à la Chambre des représentants.
“En approuvant ce protocole, le Royaume du Maroc aura approuvé l'un des huit importants protocoles additionnels se rapportant aux neuf principales conventions en matière des droits de l'Homme.”
MUSTAPHA RAMID, MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES LIBERTÉS.

Le ministre a estimé que le rapport du Maroc avec les mécanismes onusiens concernés par les droits de l'Homme, y compris avec le comité de l'ONU contre la torture, s'est retrouvé renforcé ces dernières années.
Selon ses propos, le Maroc s'est décidé à honorer ses engagements internationaux et ses convictions nationales en matière des droits de l'Homme. L'adoption de ce projet de loi va préparer la voie à l'approbation de ce protocole qui “constitue un autre mécanisme visant la protection des droits de l'Homme et la consolidation des réalisations nationales en la matière”, a-t-il indiqué.
“Une page noire dans l'histoire du Maroc”
De leur côté, les membres de la commission de justice, de législation et des droits de l'Homme à la Chambre des représentants ont souligné que la pratique de la torture a constitué jusqu'aux années 90 “une page noire dans l'histoire du Maroc” et que “le temps est venu pour tourner définitivement cette page”.
Ils ont appelé le gouvernement à mettre en ?œuvre toutes les dispositions juridiques qui garantissent la protection des détenus et sauvegardent leur dignité, à créer des mécanismes nationaux pour la prévention de la torture, notamment dans les maisons centrales et les centres de détention, et à faciliter les visites dans les lieux de détention.
Ces parlementaires, qui représentent des partis de la majorité et de l'opposition, ont estimé, en outre, que ce projet de loi vient parachever un long chemin parcouru dans le but de promouvoir la culture des droits de l'homme et tourner le chapitre des graves violations de ces droits.
agences

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